Discours de Nena VENETSANOU Monsieur l’Ambassadeur il y a deux ans que vous m’avez invitée à l’Ambassade le 14 juillet pour chanter l’hymne national, un honneur suprême, qui a fait jaillir de ma mémoire la France de mon enfance (dorée) sur la Côte d’Azur et aux Alpes – La France de mon éducation – La France de mon frère…qui n’est plus parmi nous, mais il est là quand même. Mémoires et sentiments qui font décoller l’âme pour soutenir un hymne national…
L’honneur que la France me fait aujourd’hui me pousse à revoir le plus profond de mes liens avec ce pays qui est la langue française.
Le français est la langue que j’ai choisie depuis toute jeune pour communiquer avec les étrangers et qui par la ouvert tout le prisme du monde de la communication, surtout, parce que j’avais associé cette langue avec les libertés politiques et notamment la liberté d’expression.
Le français m’a permis de prendre part à des activités artistiques en me libérant des fantasmes de la dictature.
J’ai pu profiter aussi du système éducatif de ce pays, utiliser ses bibliothèques, visiter ses musées, les centres culturels, les Instituts, les Archives, les Cinémathèques et exploiter tous les services culturels abondants et ouverts à tout le monde.
Tout au service de l’esprit, dans un esprit d’économie et de développement pour soutenir la recherche, l’information et la validité de la connaissance !
Soin et intérêt du secteur public pour forger mon futur en considérant l’éducation comme un droit et pas comme un privilège.
Votre pays a offert aussi énormément de choses à la civilisation grecque, surtout concernant les idées et les valeurs de la démocratie dans notre monde contemporain.
La langue française m’a donné une mesure pour pouvoir connaître mieux ma propre civilisation et faire une image d’elle, plus réaliste et plus concrète sans briser ou effacer sa lumière onirique bénie dans les Mythes Helléniques.
Le respect que la France montre aux artistes et aux scientifiques malgré la crise, l’appui qu’elle porte à la créativité et à la recherche ne font que renforcer tout ce qui nous unit culturellement en Europe.
Monsieur l’Ambassadeur, vous avez porté un regard attentif à mon cas et en découvrant ce chevalier qui se cachait en moi, vous m’encouragez, dans une période très dure pour mon pays, à continuer mon travail comme une mission qui a comme cible les liens de sang existant entre ces deux grandes et complémentaires civilisations.
Nena VENETSANOU